Les stylites sont des anachorètes qui plaçaient leur cellule au sommet d’une ruine, d’une colonnade, d’un portique ou d’une colonne pour y pratiquer une ascèse extrême.

Cette figure contemplative et solitaire nous inspire une forme d’adresse au Monde d’un personnage poète, philosophe, observant la cité de son point de vue culminant, à distance de l’actualité et de l’anecdotique. Ainsi, nous dressons une colonne dans l’espace public sur laquelle est installé cet étrange humain venu de l’Histoire. Il nous provoque, nous interroge, nous interpelle de là où il est. Plus bas, autour, un choeur de citoyen.ne.s déambulent et interagit. À son tour il répond, tente une parole collective, agit avec les corps. Il se meut dans une rythmique globale soutenue par un percussionniste interprétant les battements du Monde.