Après la création "Je n’aime pas le froid" en 2016, de nouvelles personnes en stage d’apprentissage du français au CLPS (centre de formation professionnelle à Brest) travaillent avec des artistes de la compagnie du 4 au 12 décembre 2017.

Le théâtre du Grain mène une nouvelle expérience d’écriture partagée. Pendant plusieurs jours, des femmes et des hommes, de Colombie, Syrie, Vietnam, Erythrée, Russie et du Soudan se rencontrent pour un création partagée. Ensemble, nous écrivons une pièce de théâtre à partir des expériences, des savoir-faire et désir de chacun. Ils sont accompagnés par Morgane Le Rest et Alain Maillard.

Deux restitutions de LÀ-BAS CHEZ NOUS ICI auront lieu le mardi 12 décembre : à 15h et 19h, au Maquis.

Réservation conseillée : contact@theatredugrain.com / 02 98 43 16 70

« En cette fin d’année, de nouvelles villes apparaissent sur notre bleu planisphère.
Entre Mers d’Ardeur, de Carottes, de Silence et océan Politique, des bouts de post-it pour se rappeler des villes d’origine, des souvenirs, une vie passée, depuis Brest aujourd’hui.
Homs, Nyala, Ho Chi Minh Ville, Damas, Deer Alzoor, Saint-Pétersbourg, Asmara, Bogota.
Apposer une sphère sur un plan pour situer et détourer à l’envie les continents, les océans, les failles. Réduire le Monde à une simple feuille à l’aide d’une simple échelle.
Ça donne envie de mettre cartes sur table pour les rebattre, revoir la copie à l’aune de nouveaux regards et cesser la danse de ces quelques puissants inconséquents qui se permettent de jouer le Monde, de jouer les êtres -humains ou non- aux dés ; non pas comme des enfants, la désinvolture et l’appât du gain en sus, l’insouciance en moins.
Ces jours-ci, ce sont de nouveaux Paysages qui s’ouvrent à moi quand je plonge mon regard dans celui de Tsega, ou celui de Sabir. Fatima, Thaoh, Amal, Basem, et les autres, je ne saurai les transposer sur un simple A3 ; une échelle ne suffirait pas.
Quatorze nouveaux Mondes au Maquis.
Je mesure aussi l’incommensurabilité dans la rencontre.
Et l’espoir est bien là.
Et le désir surgit.
Et la parole vaut.
Décidément, c’est si grand.
Je veux bien faire tapis et miser tout là-dessus.
 »
Morgane Le Rest