Spectacle théâtral, musical et visuel écrit et mis en scène par Lionel Jaffrès.

À l’occasion des 50 ans de Kerourien à Brest (du 17 au 21 octobre 2018), le théâtre du Grain crée un spectacle retraçant l’histoire du quartier en lien avec celle de Brest et les évolutions nationales et internationales. Il s’agira également de donner une image sensible des enjeux actuels et des projections pour les prochaines années.

Un travail de mapping vidéo projeté sur l’un des immeubles de Kerourien sera réalisé par Xavier Guillaumin et Loïc Le Cadre. La musique sera créée par Steven Prigent. Le texte et la mise en scène de Lionel Jaffrès seront interprétés par les acteurs Isabelle Hazaël et Michaël Gac. Avec la participation d’Antonin Lebrun (marionnettiste), de Juan Baztan (regard scientifique - CoCliServ), d’Alain Maillard (regard artistique), de Bazookada (percussions), de l’école Jean de la Fontaine (chant)...

Dans le cadre du projet CoCliServ et avec le soutien de la ville de Brest.

Deux représentations :
Vendredi 19 octobre à 21h30
Samedi 20 octobre à 22h30
à Kerourien - village des 50 ans

JPEG - 221.7 ko Essai vidéo à Kerourien.

« On va dire que l’image négative de Kerourien, c’est à cause des jeunes.
On fait des conneries ok mais ce sont des tests pour voir si les gens s’intéressent vraiment à nous. Je pense qu’on délaisse trop les jeunes. C’est pour ça qu’on fait des conneries.
J’aimerais qu’on me dise : hey mec, t’es une personne à part entière. T’as une manière de penser. En fait on essaie d’attirer l’attention sur nous. On veut qu’on nous voit. Quand tu fais des conneries c’est vraiment pour qu’on te voit. Et plus on nous laisse faire, plus ça empire.
Et c’est pas en nous disant « rentrez chez vous » ou en nous insultant que ça va changer.
Je voudrais qu’on soit fiers de ce qu’on va faire dans la vie. Qu’on soit quelqu’un.
Il faut vraiment essayer de nous comprendre, de nous parler.
Quand tu nous parles, on va peut-être pas s’ouvrir tout de suite. Mais on comprend plein de choses. Il faut juste parler avec nous. C’est la discussion qui manque. De vraies discussions.
Et puis on ne nous fait pas voir autre chose que le quartier. Se rendre compte que le monde est grand. Et qu’il y a tellement de choses à faire. Juste voir qu’il y a autre chose et que ta vie ne se résume pas à ton quartier. Et que tu as des capacités, que tu peux faire plein de choses. Certains jeunes pensent qu’ils sont bon qu’à vendre des produits illicites et faire n’importe quoi. Ils savent faire autre chose. Ils peuvent faire autre chose. Mais ils ont besoin qu’on leur fasse confiance. Même si dans leur vie ce n’est pas si facile. Il y a beaucoup de choses qui ne vont pas.
Certains seront difficiles à convaincre mais si on peut en sauver au moins quelques-uns. Et peut-être que eux peuvent en sauver d’autres. Comme une chaîne pour faire changer la mentalité et faire évoluer les choses. »