SABLE se positionne parmi celles et ceux qui s’organisent pour tenter d’abolir les frontières productrices de divisions, de dominations et d’inégalités sociales.

Ici il y a Laurent, François, Betty.

Ici il y a le sable.

Ici il y a deux mondes dans le Monde.
Deux mondes qui se superposent.
Une cabane et un immeuble.
Un chantier de construction et une plage.
Images fusionnées.

Une même adresse : maison aux quatre vents / Walden Robinson, à gauche après la catastrophe, tout droit dans le mur et le bonheur quand même.

Nous cherchons des petites portes.
Comme des passages entre les histoires. Entre la cabane à Laurent et l’immeuble à Betty. Entre la vie de Betty, celle de François et celle de Laurent.

Des petites portes entre notre hémisphère droit et notre hémisphère gauche. Paraît-il que le gauche décompose les problèmes et analyse. Et que le droit est plutôt intuitif et émotionnel.

Pour que les récits se rencontrent.
Pour reconstituer un monde qui a été brisé en mille morceaux.
Ici il y a Laurent, François, Betty.
Et Madame Delphine.
Et Monsieur Vautour.
Et d’autres.
Nous tous.

Nous tentons ici de rassembler quelques premiers grains. De connecter droite et gauche. Culture et nature. Humains et vivant.

Au début, François et Laurent se rencontrent. Ils sont dans la cabane à Laurent près de la plage qui s’est déplacée. Poussée par le vent ou la marée. François essaye de comprendre le pourquoi. On le paye pour ça. Laurent écrit des poèmes sur le sable.
Betty est seule face à madame Delphine, sa conseillère emploi. Puis seule face à monsieur Vautour qui projette la destruction de Maison aux quatre vents, son immeuble vieux de 40 ans.

On comprend que Laurent n’a plus voulu du monde.
Que François aime le sable mais pas son travail.
On comprend que Betty aime son immeuble. La biodiversité de son quartier.
On comprend qu’ils doivent faire face à la violence, plus grande qu’eux.

Et quand on veut comprendre, on met toujours les pieds dans un pétrin dingue.

Ici on cherche des porosités, des petites portes pour que les récits se rencontrent.
Pour que les regards se croisent. Pour que les langues se relient. Pour que les histoires fassent l’Histoire. Car nous sommes tous ces personnages en même temps. Et nous naviguons. Nous migrons.

Ici il y a le sable.
Sur lequel nous marchons, nous construisons des cabanes, des immeubles, nous écrivons des poèmes. Le sable où tout s’efface mais qui garde notre mémoire. Nous protège.

Dans un second temps, François, Laurent et Betty tentent une riposte. Une révolte. Une solidarité.

Car il faut que le monde change.
Ici. Maintenant.

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À travers deux récits et deux réalités singulières, SABLE met en dialogue plusieurs situations de dissensus politiques et tente de rétablir une solidarité entre des enjeux trop souvent séparés : sociaux et environnementaux. La formule « fin du monde, fin du mois, même combat », reprise par des manifestants du mouvement des gilets jaunes, embrasse un archipel de conflictualités politiques dont l’objet est de défendre, ici une rivière et sa biodiversité, là une usine et ses ouvriers et là encore un quartier et sa vie collective. Dans chacune de ces histoires de résistance, des individus ou collectifs s’opposent aux mêmes logiques d’exploitation et se présentent comme défenseurs du vivant ; humain ou non humain.

« Je voudrais comprendre mais quand on veut comprendre, on met toujours les pieds dans un pétrin dingue. Si je termine cette histoire avec de simples ampoules c’est que je suis chanceuse. »

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DOSSIER DE CRÉATION

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TROIS AUTEUR.E.S

Trois auteur.e.s ; Alexis Fichet, Eva Bondon et Odile Vansteenwinckel ; ont écrit trois textes complémentaires, matière première de ce spectacle. Ces textes ont été créés grâce à la contribution d’une équipe transdisciplinaire composée par des artistes et des scientifiques. Deux temps de retraite de recherche et de création a permis à ce collectif arts/sciences/politique de cheminer et d’échanger sur la matière et la forme des textes.

Le spectacle SABLE est en phase de création.

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ÉQUIPE ARTISTIQUE

Texte de Eva Bondon, Alexis Fichet et Odile Vansteenwinckel
Mise en scène de Lionel Jaffrès
Dramaturgie de Isabelle Hazaël
Regards scientifiques de Juan Baztan (Marine Sciences For Society), Jean-Paul Vanderlinden (CEARC-UVSQ), Mary Elliot (LPG Nantes)
Avec Romain Brosseau, Arnold Mensah et Louise Morin
Regards artistiques de Nicolas Filloque, Ida Hertu, Ingrid Petitgrew, Antonin Lebrun et Hélène Barreau
Construction : Charles Roussel
Création vidéo de Xavier Guillaumin et Loïc Le Cadre
Création lumière de Stéphane Leucart
Création musicale de Csaba Palotaï (à confirmer)
Création sonore de Guillaume Tahon

Partenaires et soutiens : Programme Mesurer la taille du Monde (CEARC-UVSQ, Marine Sciences For Society, Le Grain), la Maison du Théâtre, la ville de Brest, Itinéraire d’artiste(s) (Au bout du plongeoir à Rennes, Chapelle Dérézo à Brest, Fabriques à Nantes), Fondation Daniel & Nina Carrasso, Diagonale Paris Saclay.

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